Le poète et chanteur Léonard Cohen s'est éteint à 82 ans

Le poète et chanteur Léonard Cohen s'est éteint à 82 ans

C’est dans la nuit du 10 au 11 novembre 2016 que nous avons appris le décès de l’écrivain et auteur-compositeur canadien. A 82 ans et seulement quelques semaines après avoir sorti son ultime album, « You want it darker », Leonard Cohen a rendu son dernier souffle à Los Angeles. Découvrons de plus près cet homme à la personnalité si multiple.

Un grand poète contemporain

Passionné très tôt de littérature, le géant de la culture québécoise s’est d’abord fait connaître pour ses poèmes au ton grave. Très enclin à la mélancolie et à la dépression, l’homme de lettres se spécialise dans les thématiques sombres (la vieillesse, la religion et la mort) et ses phrases à la fois magnifiques et bouleversantes. 8 ans plus tard, il fait paraître son premier roman, The Favourite Game.

Il publie son premier recueil de poèmes en 1956, Let Us Compare Mythologies, et se fait remarquer par ses talents d’orateur lors de la lecture de ses textes. 

En 2011, son œuvre poétique est récompensée par le Prix Prince des Asturies des Letttres, le plus prestigieux prix espagnol. 

Une légende de la musique 

Après 5 recueils poétiques et un roman, Cohen décide de se mettre à la musique en 1966 et part à New-York. C’est là qu’il sort son premier album, à 32 ans, et l’incontournable Suzanne deux ans plus tard. Très vite, il se fait appeler « le prince du pessimisme ».

Hallelujah apparaît en 1984. Composée en l'espace de cinq ans, a chanson a ensuite été reprise par de nombreux interprètes, notamment par le groupe Pentatonix mi-octobre, qui la chante a capella.

Pas moins de 3 albums sont sortis entre 2012 et 2016, dont le dernier, You Want It Darker, annonçait l’inévitable avec une profonde méditation sur la mort. Le vieil homme l’avait d’ailleurs enregistré dans une chaise orthopédique avec l’aide de son fils, Adam. 

« Nous avons perdu un des visionnaires les plus prolifiques et révérés de la musique », nous annonçait son site officiel la nuit dernière.

Parti rejoindre sa muse

Marianne Ihlen, la tendre aimée de Cohen qu’il avait rencontrée à 23 ans sur l’île grecque d’Hydra, est décédée d’un cancer il y a 4 mois.

Source d’inspiration de l’auteur, elle est à l’origine de sa chanson « So Long, Marianne », sortie en 1969.

L’auteur-compositeur lui avait fait ses adieux à travers une lettre bouleversante où il disait qu’il la rejoindrait bientôt.

« Sache que je suis si près, derrière toi, que si tu tends la main tu peux atteindre la mienne. […] Je veux seulement te souhaiter un très beau voyage. Au revoir, ma vieille amie. Mon amour éternel. Rendez-vous au bout du chemin. »

Ce sublime passage nous laisse rêveurs... On peut bien penser que le grand homme est « parti rejoindre sa muse », selon le titre québécois Le devoir

 

Now so long, Marianne, it’s time that we began… (chanson "So Long, Marianne")

Maintenant, au revoir, Marianne, il est temps que nous commencions.

 

Roues, nuages de feu
 (poème)

J'ai jeté un coup d'oeil dans les tiroirs de tes cercueils vides,

j'ai été fidèle,

j'ai été un de ceux qui ont levé le visage.

 

Les poèmes ne nous aiment plus (poème, strophe 1)

Les poèmes ne nous aiment plus

ils ne veulent plus qu'on les aime

ils ne veulent plus être des poèmes

Ne nous appellent plus, ils disent

Nous ne pouvons plus vous aider

 

Découvrez notre playlist hommage à Léonard Cohen

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