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Maison Victor Hugo Hauteville Guernesey
Hauteville House, Guernesey. © MaisonsVictorHugo.paris.fr

Fermeture pour travaux

38, rue d’Hauteville, Guernesey, octobre 2017 : fermeture pour travaux pendant deux ans. Des travaux d’ensemble dont se félicite Gérard Audinet, le directeur des Maisons de Victor Hugo à Paris et à Guernesey : «il y a trois priorités, la serre à deux étages, atelier et jardin d’hiver qu’il avait  ajoutés sur la façade sur jardin, et le « look out » qui ont des problèmes d’infiltration depuis l’époque de Victor Hugo.»

De la conscience des Ténèbres à la Lumière

2 décembre 1851 : Victor Hugo s’oppose au coup d’Etat de Louis Napoléon Bonaparte. Banni de la France, il s’exile avec sa famille, d’abord à Bruxelles, puis à Jersey avant de trouver refuge à Guernesey. C’est là, qu’il achèvera Les Misérables en 1962. Le lieu lui inspirera également Les Travailleurs de la mer : face à La Manche et ses tempêtes.

Victor Hugo, homme de Lettres et personnalité politique, aimait aussi à travailler de ses mains : «c’est comme entrer dans un coffret à bijoux. On ne connaît pas l’homme, si on n’a pas vu cette maison », résume Marie Hugo, arrière-arrière-petite-fille de Victor Hugo.  

C’est «une maison conçue comme la progression de la conscience des Ténèbres à la Lumière » confirme son frère, Jean-Baptiste Hugo. Avant la fermeture pour restauration, les descendants de Victor Hugo, respectivement peintre et photographe, ont conçu Hauteville House – Victor Hugo décorateur (éditions Paris Musée), ouvrage témoin de l’œuvre artistique « totale » qu’est cette maison.

« Les fenêtres fuient. En cas de tempête, il faut mettre des sceaux » : Hauteville House se clôt pendant deux ans sur la curiosité de ses 20 000 visiteurs par an.  Claire Fruchon-Toussaint, par ce  Grand Reportage sur RFI (18 août 2017), en permet la visite intemporelle, en la compagnie des descendants de Victor Hugo.

"La mer lui a été une « muse extraordinaire », souligne Jean-Baptiste Hugo, «la « providence » a voulu qu’il vienne ici à Guernesey, ce rocher entre vagues et nuages. Il y était au milieu des éléments. Il y voyait aussi un reflet de sa propre personnalité, les tourments, la tempête."

«L’exil, c’est la vie»

Une maison sur trois niveaux : depuis ce rez-de-chaussée sombre, avec ce couloir orné jusqu’au plafond d’assiettes de faïences et de porcelaines, ce premier étage avec ces deux salons en regard, l’un entièrement rouge, et l’autre totalement bleu, et cette galerie tout en chêne de récupération de coffres. Et puis, tout en haut, cette verrière, ce lumineux « look out », littéralement ce «regard tourné sur l’extérieur».  

Un «poème en trois étages, où il a fait exploser toutes les structures, comme il a fait exploser les structures de la versification», aime Jean-Baptiste Hugo. Et, tout en haut, ce «contact avec l’infini », ce lieu « dématérialisé » où il écrivait. Ce poème architectural recèle aussi des inscriptions, dont celle-ci : « exilium vita est » - la vie est un exil - ou «l’exil, c’est la vie.»

Victor Hugo aura travaillé de ses mains, ce manifeste-maison de la liberté : au grand dam de sa femme, qui ne prisait guère ses achats à son sens dispendieux, de faïences parfois brisées. L’homme fera aussi de Hauteville House une protection de l’enfance, en y recevant chaque semaine, celles et ceux auxquels il offrait à manger et à se vêtir.

Beaucoup de dons de gens pas très riches, mais amoureux de Victor Hugo

Hors normes, Victor Hugo. Un monument de tout : de la force et de la délicatesse. Si Hauteville House prend l’eau, cela est  bien sûr matériel. La Manche n’est pas une mer de la tranquillité. Pas plus que la Liberté.  

Le coût des travaux se monte à deux millions d’euros : la Ville de Paris et les grands mécènes jouent leur rôle. Mais il a également été choisi de faire appel au financement participatif, à hauteur de 100 000 euros : «ce qui me touche, c’est que ce sont beaucoup de dons modestes, de gens pas très riches, mais passionnés et amoureux de Victor Hugo », souligne Gérard Audinet. Une générosité «émouvante,  qui témoigne de la présence de Victor Hugo dans notre identité et notre culture. »

Faut-il préciser qu’il n’est pas trop tard pour y participer ? Pour faire vos dons, rendez-vous sur le site créé à cet effet : PourVictorHugo.com

Découvrez également la vidéo réalisée par l'Ambassade de Grande-Bretagne à Paris : 

 

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