Réparer les vivants au cinéma, une expérience bouleversante

Le 7ème art s’est emparé du best-seller de Maylis de Kerangal, Réparer les vivants, et on n’en sort pas indemne. Après une adaptation théâtrale très réussie bien que foncièrement différente, nous retrouvons Simon Limbres et ses proches sur grand écran en passant par des émotions très fortes.

Une adaptation fidèle

Pour rappel, le jeune Simon meurt dans un accident mais son cœur bat toujours, c’est une mort cérébrale. S’ensuit alors une réflexion terrible pour les parents de Simon : faut-il ou non accepter de donner les organes vitaux de leur fils ?

La réalisatrice Katell Quillevéré suit le parcours du récit de façon très fidèle, sans omettre aucun détail durant ces 1H45 de long métrage.

Le film dramatique s’ouvre sur une incroyable séquence de surf et se termine sur des scènes médicales extrêmement techniques dans lesquelles on ne nous épargne aucun détail, tout comme dans le roman de Kerangal. « Le bloc opératoire est pour moi un lieu de cinéma très fort », affirme la réalisatrice de 36 ans.

Enfin, la musique composée par Alexandre Desplat est en parfait accord avec l’atmosphère du roman et démultiplie ainsi nos émotions.

Un casting d’exception

Les acteurs de ce film ne nous sont pas inconnus : Emmanuelle Seigner, incroyable comédienne révélée dans les films de Jean-Luc Godard et Roman Polanski, interprète le rôle de la mère effondrée tandis que Tahar Rahim (César du meilleur acteur pour le film Un Prophète en 2010) incarne l’infirmer spécialisé dans le don d’organes et qu’Anne Dorval, omniprésente dans les films de Xavier Dolan, représente Claire, la femme mourante à la recherche d’un cœur. La magnifique Dominique Blanc, elle, prend le rôle du médecin chargé de l’opération à cœur ouvert…

Nos cœurs réagissent

En écoutant le souffle régulier de Simon, pourtant mort, et celui saccadé de Claire, mourante, on ne peut faire autrement que de prendre conscience de sa propre respiration tout au long de cette expérience cinématographique. Notre cœur bat la chamade, on le sent lutter dans notre poitrine en découvrant ceux des protagonistes.

Réparer les vivants est un film qui touche tout le monde, adolescents, parents et grands-parents. Beaucoup de larmes ont été versées dans le public et l’on pouvait entendre les spectateurs renfiler, hoqueter, échapper quelques sanglots. D'ailleurs, personne n’est sorti avant la fin du générique, le temps nécessaire pour nous remettre de nos émotions.

N’oubliez donc pas vos mouchoirs pour cette belle adaptation à voir absolument.