L'exploitation des animaux dénoncée dans la littérature

l'exploitation des animaux dénoncée dans la litterature

 

Nos auteurs contemporains s'engagent enfin à dénoncer la condition animale au sein de nos élevages.

Ce samedi 5 novembre matin, France Culture a ouvert un débat très intéressant qui pose des questions fondamentales sur notre rapport aux animaux et sur les répercussions à venir dans les prochaines décennies.

Les hommes qui travaillent dans les abattoirs sont-ils "le mal" à pointer du doigt ou ne cherchent-ils pas finalement à affronter toutes ces horreurs  ?

Que signifie "tuer dignement" quand on sait qu'il n'existe aujourd'hui aucune méthode d'abattage qui ne fasse souffrir l'animal ?

Faut-il cesser d'être carnivore au risque d'accélérer l'extinction des espèces que l'homme a mangé pendant des millénaires ?

La fiction, meilleure arme de dénonciation

A travers la fiction romanesque, Jean-Baptiste Del Amo et Isabelle Sorente nous font visiter ces terribles structures, zones industrielles cachées où les porcs restent enfermés toute leur vie jusqu'à ce qu'ils soient abattus ("99% des animaux élevés en France ne voient pas la lumière du jour", souligne JB Del Amo).
Après avoir mené leur enquête sur le terrain pendant des mois, les deux écrivains nous fournissent un matériel documentaire faisant froid dans le dos et mettent en scène une truie, "la bête" pour Del Amo, "Marina" pour Sorente, se distinguant du lot par son individualité et son intelligence particulière. Le lien s'établit alors entre les hommes et l'animal, et tout bascule.

Une réflexion profonde qui donne envie de lire ou de relire ces deux romans au plus vite.

 

Isabelle Sorente, 180 jours, JC Lattès

Jean-Baptiste Del Amo, Règne animal, Gallimard

https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/la-litterature-et-la-condition-animale

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