Focus sur l'anxiogène "Ostwald" de Thomas Flahaut

Ostwald Thomas Flahaut
© Editions de l'Olivier / DR

Parmi les romans de la rentrée littéraire 2017, le tout premier de Thomas Flahaut : Ostwald. Un roman noir dont nous avons décidé de vous parler en cette dernière semaine de septembre. 

L’auteur

Né en 1991, Thomas Flahaut fait partie de la jeune génération qui compose la rentrée littéraire. Après avoir étudié le théâtre à Strasbourg, il rejoint la Suisse pour suivre un cursus en écriture littéraire. Diplômé de la Haute école des arts de Berne, il vit et travaille à Lausanne, où il a cofondé le collectif littéraire franco-suisse Hétérotrophes. En parallèle, il publie dans des revues romandes des textes courts s’intéressant notamment au rapport de sa génération au travail ou à l’univers de l’usine. Ostwald est son premier roman.

L’histoire

Strasbourg, au mois de novembre. Noël, étudiant, est incapable de se projeter dans un monde qu’il abhorre. Il relate une vie sans envie, ses errances entre soirées de vingtenaires désenchanté(e)s, rencontre amoureuse ratée, relations familiales sans chaleur. L’impensable survient : un tremblement de terre provoque un accident à la centrale nucléaire de Fessenheim. Cette catastrophe fait voler en éclat les structures de notre société.

Notre avis

A travers ce premier roman désespéré, Thomas Flahaut livre un constat amer sur une société industrielle productrice d’enfer, engloutissant l’humanité, générant une jeunesse sans repères.

Vous l’aurez compris, Ostwald est du genre extra sombre… Vous avez le moral en berne ? Passez votre chemin ! Aucune lueur d’espoir ne filtre à travers ce récit tranchant, même pas une petite pincée d’humour. La trame est par ailleurs plutôt ténue, ce qui n’aide pas beaucoup le lecteur.

Ce qui sauve le récit : un style élégant !

Un extrait…

"Attendre le matin, le ciel pâle, l'heure de rentrer dans les pas des collégiens qui se rendent en cours, et traîner sa nausée de salles blanches et tristes en salles blanches et tristes. Tout ce qui s'est passé les a fait disparaître, ces habitudes. Et je ne sais plus qu'une chose, il y a Félix et moi, sans rien à nous dire, un silence imposé et hanté par une dernière chimère. La famille n'existe plus vraiment, mais nous avançons ensemble." 

 

Pour aller plus loin...

> Découvrez toutes nos critiques littéraires dans "Focus sur..." 

> Explorez notre rubrique Lecture