20 pléonasmes à bannir de notre vocabulaire

20 pléonasmes à éviter

Qui n’a jamais dit « je l’ai vu de mes yeux », « je monte en haut » ou « je préfère plutôt » ? Si le pléonasme ne porte pas préjudice à l’oral, il peut être rédhibitoire lors de la lecture de votre manuscrit et susciter la dérision des éditeurs.

Selon la définition du CNRTL, un pléonasme est un terme ou une expression qui ajoute une répétition à ce qui a été énoncé. Ce mot vient du grec ancien qui signifie « excès, surabondance». On parle de figure de style lorsque celle-ci est voulue, mais la plupart du temps nous l’utilisons involontairement et à mauvais escient.

La chasse aux pléonasmes  est donc vivement conseillée, mais il n’est pas toujours facile de les traquer seul. Faisons le point ensemble en citant les redondances les plus courantes.

 

Monter en haut

Le verbe « monter » indique déjà la notion de hauteur. Inutile d’alourdir votre texte en ajoutant le complément « en haut ».

Un tri sélectif

 Lorsque vous triez, vous sélectionnez forcément certains objets et pas d’autres.

S’avérer vrai

S’avérer, c’est « faire reconnaître la vérité d’une chose », selon la définition du CNRTL. La notion de vrai est donc implicitement présente dans le verbe avérer.

Comme par exemple

Comme étant un mot de comparaison qui introduit un exemple.

Préférer plutôt

Quand on préfère, c’est nécessairement une chose plutôt qu’une autre.

Demander d’un air interrogatif

Il est rare qu’on demande autrement qu’avec un air interrogatif.

Repasser une seconde fois

Le préfixe « re » implique déjà l’idée d’une répétition. Ainsi, soit vous repassez, soit vous passez une seconde fois.

Reporter à une date ultérieure

Même principe puisqu’on retrouve le préfixe « re » : si on reporte, c’est forcément à plus tard.

Un mauvais cauchemar

L’expression « faire un mauvais rêve » convient parfaitement, mais vous ne pouvez pas écrire « mauvais cauchemar » pour la simple et bonne raison que les cauchemars joyeux n’existent pas.

Geler de froid

Le verbe geler se suffit à lui-même pour faire comprendre à vos lecteurs que le personnage a froid.

Crier fort

Faites l’expérience : essayez de crier doucement. Vous comprendrez alors pourquoi « fort » est superfétatoire.

Une petite maisonnette

Le suffixe de « maisonnette » nous indique déjà que la maison est petite. Soit vous parlez d’une petite maison, soit d’une maisonnette.

Prédire d’avance

Le préfixe « pré » signifiant avant, vous n’avez aucunement besoin du complément.

Détruire entièrement

Le verbe détruire a pour définition « démolir entièrement ».

Surprendre à l’improviste

Quand on surprend, c’est toujours de manière imprévue.

Le protagoniste principal

Prota vient du grec protos qui signifie « premier ». Ainsi, le protagoniste est forcément le personnage principal de l’intrigue.

Opposer son véto

Le mot véto signifie « je m’oppose » en latin. Vous pouvez donc vous contenter de mettre votre véto.

Un bref résumé

Si votre résumé est long, ce n’est plus un résumé. 

Au jour d’aujourd’hui

Le plus gros pléonasme que vous puissiez faire ! Même si on la rencontre beaucoup à l’oral, cette expression n’est pas correcte et vous devez à tout prix vous en défaire. Au Moyen-Âge, « hui » signifiait « ce jour » et « aujourd’hui » était un pléonasme qui est rentré dans la langue à force d’être employé. Lorsque vous dites « au jour d’aujourd’hui », vous faites donc un double pléonasme.

Etc…

Inutile de faire suivre des points de suspension puisque la locution latine « et cetera » signifie « et les autres choses ». Là encore, il s’agit d’une erreur courante qui a tendance à agacer les éditeurs. Vous devinerez pourquoi la répétition « etc, etc, etc… » bat des records.   

 

Il ne vous reste plus qu'à relire attentivement vos écrits, à présent. Attention cependant : la liste de pléonasmes donnée ci-dessus est non exhaustive, c'est pourquoi il vous faudra rester vigilant et trouver les autres redondances de vous-même.