10 fictions littéraires en hommage à la Syrie: Page 3 sur 10

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3. Salwa Al Neimi, Mes ancêtres les assassins

Slawa Al Neimi Mes ancêtres les assassins

L'auteur : 

Après des études de littérature arabe à l'université de Damas où elle vit le jour, Salwa Al-Neimi s'installe à Paris au milieu des années 70. Chargée de presse au département de communication de l'Institut du monde arabe, elle consacre une grande partie de son temps à la création littéraire et son oeuvre est riche d'un recueil de nouvelles et de quatre recueils poétiques.

L'histoire : 

Pour quelques-uns la poésie est la respiration essentielle, cette lampe fragile qui, dans le grincement des jours, éclaire notre cheminement incertain, et nous rend le monde plus habitable. Il faut entendre la voix déchirée, parfois peu assurée, et pourtant souveraine de Salwa Al Neimi pour se rendre compte immédiatement qu'elle fait partie de ces élus marqués du signe noir de la mélancolie, qui habite les poètes authentiques. La vie, l'amour, la mort, ces grands thèmes éternels, qui nourrissent depuis des temps immémoriaux la parole des poètes, sont présents dans tous les poèmes de Salwa Al Neimi. Elle les chante dans le dépouillement d'une écriture qui nous touche au plus vif, une écriture du questionnement existentiel, du creusement d'une mémoire retrouvée, parfois inventée, tant le monde onirique et celui de la réalité confondent leurs frontières invisibles. 
Salwa Al Neimi connaît le poids des mots, celui des silences qui vibrent entre chaque vers. Ses interrogations sont les nôtres comme son hymne à la vie et à l'amour. Au nom de tous, elle célèbre à travers ses vers la beauté de nos espoirs et de toutes nos douleurs.